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Le grand huit

8 personnes différentes partageant leurs cheminements et inspirations

Esprit libres, communication avec les normopensants

Esprit libres, communication avec les normopensants
Introduction

Ce texte a été écrit sur un fil de discussion pour répondre à deux personnes qui avaient des problèmes de communication, la première dans sa famille et l’autre avec son entourage ou au travail. Les idées leur ont parlé. J’ai décidé d’en faire un article et de le publier ici.

Cet article peut parler aux surdoués dont certains se reconnaitront dans les descriptions qui vont suivre.

 

Description des la situation

Sur terre, il y a deux structures humaines qui se côtoient et sont très différentes, même si ce n'est pas visible. Nous en trouvons la description dans deux sources différentes, les livres sur les surdoués de Carlos Tinoco et les cours d'ésotérisme d'Alice Bailey (humains du 4ème et 5ème ordre). J'ai pu expérimenter ces concepts dans la vraie vie.

Tout nait de la capacité à penser par soi-même et à rechercher la vérité.

Une partie très majoritaire de la population ne peut pas penser par soi-même et obéit à une doxa, ou se conforme à un récit, qu'elle intègre dans sa structure et pour laquelle elle se valorise.

Et un plus faible nombre d'humains va être en recherche de la vérité, la justesse et ne va avoir de cesse d'analyser et remettre en cause les doxa qui lui sont présentées pour créer sa propre pensée.

Les deux structures ne sont pas compatibles. Les seconds apparaissent comme des extraterrestres aux premiers. Et souvent, les seconds se constituent un masque social (faux self) pour pouvoir vivre dans une société qui ne leur correspond pas.

La structure normopensante

La première structure, normopensante, est construite sur une ou des doxa. Elle ne peut pas faire autrement. Et c'est sa structure qui est construite ainsi. Son objectif est de se valoriser socialement en créant un récit conforme aux doxa qu'elle respecte... "Regardez comme je suis une bonne mère, mes enfants sont bien habillés et ils font bien leurs devoirs…" par exemple.

 Essayer de la convaincre de l'inexactitude de son récit revient à s'attaquer à sa structure. Pour en rendre une image, c'est un peu comme tirer au canon lourd sur un immeuble. C'est la structure qui est atteinte et même détruite. 

Du coup la personne normopensante va refuser cette intervention et elle va la considérer comme une attaque. A noter que pour elle, c'est très douloureux et c'est une question de survie. Heureusement, comme la structure normopensante est très majoritaire, elle n'est pas embêtée trop souvent (sauf quand elle a un frère ou une sœur qui la relance en permanence)

Il existe plusieurs doxa (ou récits) et les gens peuvent en changer et avoir l'impression d'avoir leur propre pensée puisqu'ils peuvent la confronter au camp d'en face. C'est une illusion. Et changer de doxa n'est pas s'affranchir des doxa.

 

Enfin, cette structure aime bien identifier sa pensée ou ses idées à une figure d'autorité, un leader d’opinion, un guide ou un influenceur. Elle adhère aux propos et aux idées de son modèle. Tout ce qu'il va dire sera vu comme vrai et sera pris sans sens critique.

 

La structure esprit libre

L'autre type de structure humaine est construit sur une recherche du juste (justesse) et de la vérité (même si elle la sait relative). Nous pouvons les appeler esprit libres.

De fait quand une idée lui est présentée, elle va l'analyser au regarde de ce qu'elle connaît déjà et juger de sa justesse et de sa pertinence dans le contexte existant. Et ce peu importe qui présente l'idée.

Ce type de structure a plus de difficulté avec les règles établies surtout quand elles paraissent injustifiées.

Dans une conversation, elle va prendre les idées, s'en enrichir et les conglomérer à sa pensée qu'elle fait avancer ainsi. Cela ne la dérange pas de remettre en cause une idée.

Sa structure plus souple ne s'adapte pas bien au carcan des doxa. C'est d'ailleurs douloureux pour elle d'y être confrontée et même contrainte.

Si ça vous parle toujours, la suite va traiter des relations entre les deux structures.

 

Pour les interactions entre les deux structures...

La première structure est attachée à une ou des doxa, à des référents incriticables et toute remise en cause est douloureuse (c'est un peu caricatural j'avoue). Je les appellerais normopensants. Ils sont majoritaire (95% à 98%) 

Les gens de la seconde structure pensent par eux-mêmes et adorent ça. Les règles injustifiées les font souffrir. Ils sont minoritaires et pas toujours conscient de leur différence. Je les appellerais les esprits libres. 

En premier lieu, il est absolument impossible pour un normopensants de comprendre (voir même d'envisager l'existence) des esprits libres. Peut-être des fous, mais pas des esprits libres. 

Une fois informé de leur existence et différence, un esprit libre peut comprendre un normopensant, sans pour autant adhérer à son mode de pensée. Ce fonctionnement lui reste extérieur.

Si l’esprit libre confronte le récit d’un normopensant à un contre-exemple, cela va provoquer un "bug" chez le normopensant qui va se figer un instant sans rien dire, comme s’il venait de faire un "reset", et reprendre la conversation à l’étape précédente comme s’il n’avait rien entendu. C’est le mode de protection mis en place par le normopensant dans le cas d’une petite remarque brève.

Si l’esprit libre prend plus de temps pour analyser et contrecarrer les idées exprimées par un normopensant dans une conversation, ce dernier ne peut plus ignorer les remarques qui lui sont faites. L’esprit libre va être vu comme agresseur par le normopensant qui va se défendre. Il faut rappeler que c’est la structure du normopensant qui fait l’objet d’une attaque.

Ainsi, l'esprit libre va se faire attaquer en retour sans comprendre pourquoi. A noter qu'une attaque de normopensants est généralement de type : tu es fou/folle, tu ne respecte pas (la doxa), on ne peut pas dire ça, ou, penser comme ça n'est pas permis.

Et si l’esprit libre se dit, "ils n'ont pas bien compris, je vais mieux leur expliquer" Cela revient à renforcer l’attaque en étant encore plus violent. Et plus c’est fait gentiment et avec bienveillance, pire c'est ressenti en face. Le retour est généralement : "Non seulement il raconte des conneries, mais en plus il nous prend pour des neuneu... ". Il s'agit de se rappeler que c'est une attaque faite à leur structure et ressentie comme très douloureuse.

 

Proposition de solution

Donc, tu identifies à qui tu peux parler librement et les autres. Pour ce faire, tu glisses une idée hors cadre dans la conversation et tu regardes comment elle est prise en face.

 

Quand tu as à faire à des normopensants, tu sais que tu peux les écouter parler et être d'accord avec eux. Ce n'est pas péjoratif, quelqu'un qui est passionné par un sujet peut t'apprendre beaucoup sur ce sujet pourvu que tu veuille bien l'écouter.

 

Et quand tu es avec des esprits libres, tu peux parler de ce que tu veux tant que cela ne heurte pas leurs valeurs ou ne touche pas leurs blessures.

 

Enfin, vouloir parler librement avec un normopensant a à peu près autant de chances de réussite que de proposer une randonnée en moyenne montagne à quelqu'un en fauteuil roulant... Il ne peut simplement pas

 

Bien à vous, Alain

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