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Le grand huit

8 personnes différentes partageant leurs cheminements et inspirations

Manipulation Christique

L'histoire de Jésus, ou comment un acte de rébellion contre le système est devenu un outil de manipulation pour le système.

L'histoire de Jésus est un exemple parfait de la façon dont une hystérie collective peut être transformée en système de croyance conçu pour endormir et contrôler les masses.

L'histoire de Jésus s'est déroulée il y a plus de 2000 ans. Bien qu'il soit impossible de savoir exactement ce qu’il s'est passé à cette époque, les archives historiques fournissent une histoire cohérente de crise mystique et d'hystérie collective donnant lieu à un puissant système de croyance collective bien utile aux élites de notre société.

Jésus est né d'un père inconnu. Il a une connexion spirituelle à un très jeune âge qui lui donne accès à une sagesse supérieure qu'il commence à partager dès la pré-adolescente. Le parcours qui l'a amené à être considéré comme un prophète, est parsemé d’expériences telles que les 40 jours de jeûne dans la nature, qui ont participées à son développement spirituel.

Il est courant que ceux qui prennent ce chemin de développement spirituel développent des dons de guérisseurs et de clairvoyance. Un tel processus implique en effet une expansion de la conscience, des connaissances et de l'empathie, une amélioration des perceptions et de la compréhension de notre monde. Cela signifie que Jésus pouvait ressentir, voir et comprendre ce que les gens autour de lui ne pouvaient pas, une capacité qui peut être vécue à la fois comme une bénédiction et une malédiction.

Quiconque développe un peu ses perceptions pourra rapidement se rendre compte que les masses sont dominées et manipulées par des systèmes assujétissants dirigés par des personnes plus soucieuses de leur position de pouvoir que du bien-être de l'humanité. En l'absence d'une orientation appropriée et d'un travail de ses parts d’ombre (intégration des parties rejetées de soi), cela peut conduire à des situations difficiles telles que des crises mystiques, un complexe de sauveur ou messianique qui peuvent être très dangereuses, en particulier dans le contexte social de l'histoire ancienne. Il est compréhensible que quelqu'un ressentant à la fois la conscience infinie et l'amour de Dieu à l'intérieur et le niveau élevé de manipulation par la peur à l'extérieur puisse se prendre pour Dieu ou le sauveur.

Il semble que ce soit exactement ce qui s'est produit pour Jésus. Jésus a prétendu à plusieurs reprises être le Fils de Dieu (le Père) et le seul chemin vers le salut : une illusion de l'ego qui a conduit à l'événement du temple. En voyant que les marchands utilisaient un temple comme place de commerce, Jésus péta les plombs. Furieux, il renversa les tables et les échangeurs d’argent, expulsant violemment les commerçants du temple à coup de fouet tout en leur criant: « Il est écrit : Ma maison est une maison de prière ; mais vous en avez fait un repaire de voleurs ».

C'est cette rébellion relativement violente contre ceux qui avaient profané le sacré avec leur business qui a accéléré l'arrestation et le procès de Jésus. C'était prévisible, son influence grandissait et ses enseignements représentaient une menace sérieuse pour le pouvoir religieux et politique de l'époque. Il fut donc accusé de blasphème par les chefs religieux juifs pour avoir prétendu être le fils de Dieu et de trahison et de rébellion par les autorités romaines pour avoir dit aux gens de ne pas payer d'impôts.

La fin de l'histoire est bien connue : Jésus maintenu ses affirmations pendant le procès, répétant qu'il est le Fils de Dieu ce qui lui valu d'être mis à mort par crucifixion.

Pourtant, son exécution n'a pas été sans conséquences inattendues. Le rebelle spirituel qui, à bien des égards, parlait depuis un lieu de sagesse supérieure avait développé une aura puissante et avait un nombre conséquent d'adeptes. Ceux qui croyaient complètement en lui étaient convaincus qu'ils avaient laissé le Fils de Dieu être crucifié, ce qui a dû être une pensée insupportable. Beaucoup d'autres étaient incertains et hantés à l'idée que l'inimaginable, l'indicible aurait pu être commis. Un cocktail puissant et ressenti collectivement de honte profonde, de culpabilité et de terreur dans la perspective de la vengeance de Dieu s'était installé accompagné d’un besoin pressant de se repentir et d'être pardonné.

Il n'y a rien de plus efficace qu'un sentiment partagé de terreur, de culpabilité et de honte (ressentis envers Dieu) pour créer un système de croyance religieux avec une emprise puissante sur les consciences collectives. La perspective d'être rejeté par Dieu et donc condamné à la damnation éternelle dans l'au-delà est extrêmement effrayante et profondément traumatisante. Pour compenser ce sentiment de terreur, un humain est enclin à adopter la croyance la plus irrationnelle afin de de ne plus avoir à faire à des pensées et des sentiments horribles. Le culte chrétien qui a émergé de l'histoire et de la crucifixion de Jésus est un patch simple, rapide et efficace : « Repentez-vous, acceptez Jésus comme votre sauveur et vous accéderez au paradis dans l'au-delà, rejetez-le et vous souffrirez en enfer pour l'éternité ». Un patch sert de drogue pour les croyants, calmant leur anxiété et anesthésiant leurs peurs et émotions dérangeantes.

En conséquence, la croyance collective christique basée sur la peur, la culpabilité et la honte s'est propagée et a été transmise de génération en génération, se propageant aux quatre coins du monde comme une maladie psychique contagieuse. Deux millénaires plus tard, le culte est institutionnalisé, a accumulé une quantité considérable de richesse et de pouvoir et compte 2,38 milliards d'adhérents.

Le christianisme s'est également imposé par la colonisation, au cours de laquelle les colons religieux européens occidentaux se sont sentis autorisés à dominer et à exploiter les autres races humaines, en prenant possession de leurs ressources et en leur donnant en échange leur religion (et avec elle une voie imaginaire vers le salut éternel).

Le système de croyances n'est pas seulement le patch parfait pour compenser la culpabilité collective, la honte et la peur de la punition de Dieu, c'est aussi un outil très puissant pour contrôler les masses. Chose parfaitement illustrée par les termes « berger » et « brebis » utilisés pour décrire « le Seigneur » (Dieu présenté comme une figure patriarcale autoritaire) et ses fidèles religieux. Suivez le Berger et vous profiterez du paradis pour l'éternité au côté de Dieu, rejetez-le et vous passerez l'éternité en enfer. Le mécanisme psychologique résultant à la fois de la terreur et de la justification d'une autorité patriarcale abusive produit naturellement des personnalités soumises : une excellente arme pour ceux qui souhaitent accéder et sécuriser une position au sommet de la pyramide du pouvoir. Il n'est donc pas surprenant que le culte se soit institutionnalisé et répandu sur tous les continents malgré son irrationalité et ses contradictions.

Il n'y a rien de plus facile à contrôler que des masses inconscientes, ignorantes craintives et endoctrinées à suivre aveuglément l'autorité ou à craindre la punition. Ignorant leur propre pouvoir créateur, ces masses sont incapables de regarder la réalité en face (ce qui implique de se regarder en face). Aveuglés par leur croyance religieuse et terrifiés à l'idée d'être rejetés par Dieu, les croyants ne voient pas qu'ils participent à un système dangereux et auto-entretenu d'endoctrinement, de contrôle et de domination. Pour eux, la vérité est simplement devenue trop dérangeante pour être acceptable : ils sont accros à leurs désillusions et à quiconque peut les perpétuer.

Pour l'amour de leurs parents, pour le politiquement correct ou la validation sociale, par peur du rejet (par l'autorité et les autres), pour un sentiment de paix et d'acceptation, ils embrassent le culte. Et en échange, la croyance refoule leur peur, leur culpabilité et leur honte, les rassure que tant qu'ils resteront soumis au « Seigneur » et à ses dogmes, ils seront pardonnés et sauvés du châtiment éternel. C'est absurde mais cela fonctionne, notamment parce que la plupart des gens manquent encore de connaissance de soi, sont toujours identifiés à leurs croyances et ne savent pas gérer leurs pensées, sentiments et émotions dérangeantes.

D'une certaine manière, le christianisme est un disque rayé répétant constamment "Nous sommes désolés Jésus, nous ne t'avons pas compris, nous n'avions pas l'intention de te crucifier, nous t'acceptons comme notre sauveur, s'il te plaît, sauve-nous et épargne-nous de la punition de ton père". Le traumatisme collectif n'a jamais été guéri, il s'est transformé en un culte paralysant qui s'en nourrit désormais comme un parasite. Les conséquences sont dramatiques, des milliards de personnes déconnectées d'elles-mêmes et de la réalité, identifiées à leur identité égotique dysfonctionnelle, encagées dans leur système de croyance.

Tout cela pourrait être ignorer s’il n’y avait pas un problème majeur : les sociétés construites sur la peur (séparation) et les illusions collectives divisent et sont non durables. Le nombre croissant de rapports alarmants signalant la crise écologique et sociale imminente, la polarisation croissante et la perspective d'une forme de pouvoir mondial autoritaire sont des indications claires que le moment de dissoudre les illusions qui nous séparent de la réalité est venu. Le christianisme a prédit l'Apocalypse qu'il a souvent présentée comme la fin du monde. Pourtant, la véritable signification de l'Apocalypse est une divulgation ou une révélation de grandes connaissances qui apportent clarté et compréhension là où il y a avait précédemment confusion. L'Apocalypse n'est pas la fin du monde mais la fin de la grande illusion.

Et pour cela, nous pouvons commencer à reconnaître et à discuter comment un acte de rébellion contre le système a été transformé en un outil de manipulation pour le système.

N'est-il pas temps de remettre les pendules à l'heure ?

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