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Le grand huit

8 personnes différentes partageant leurs cheminements et inspirations

La fin du monde en question

La fin du monde en question

De plus en plus de rapports alarmants font état de la dégradation des écosystèmes de la planète, de la pollution des eaux, des terres, de l'air, de la perte de biodiversité, du changement climatique, des inégalités croissantes. Ce sont autant de signes qui témoignent de la non durabilité de notre fonctionnement actuel. Approchons nous de la fin du monde pour autant?

Pour répondre à cette question de manière pertinente, il est important de prendre du recul et d'aller en profondeur. Déjà, il est important de démystifier l'apparente complexité de la situation. La situation que nous vivons n'est pas surprenante, elle est le résultat logique d'une course à la croissance illimitée sur une planète finie. Il va falloir que l'on finisse par l'accepter: la compétition pour les profits courts termes, l'accumulation illimitée de capital et la croissance ne peut pas être durable dans une biosphère limitée, surtout quand elle alimentée par une économie mondiale dominée par l'individualisme, le consumérisme et le matérialisme.

Ce n'est pas la fin du monde qui est annoncée, mais celle d'un système de fonctionnement qui atteint ses limites: celui de la société occidentale. Une machine infernale mettant les individus et groupes en compétition les uns avec les autres pour en faire des bêtes de performances sans empathie, sans conscience et sans réelle connaissance en dehors de celles sur lesquelles repose les structures et systèmes de pouvoirs actuels.

Un changement profond est en cours, car derrière la façon dont fonctionne le système se trouve un instinct de survie ancestral ancré profondément dans notre inconscient, sur des peurs telles que celles de l'agression extérieure, du manque et du rejet social. C'est cet instinct primaire même qui alimente les rivalités pour le pouvoir, la richesse et le statut social qui fragilisent de plus en plus notre société. Pour pouvoir l'actualiser, plutôt que d'être inconsciemment soumis à ses pulsions, il va falloir apprendre à le reconnaitre, à le canaliser, à le conscientiser.

Ainsi, la crise de durabilité annonce la fin d'un système de fonctionnement ancestral devenu inadapté et autodestructeur dans le contexte actuel de progrès technologique qui démultiplie ses effets néfastes. L'équation est simple et inévitable: plus nos pouvoirs technologiques augmentent (et ils le font de manière exponentielle), plus nous avons besoin de cohésion, de sagesse et de conscience pour éviter notre autodestruction.

Ce n'est pas la fin du monde qui est annoncée, mais sa transformation à travers la notre. Les changements collectifs et systémiques qui s'imposent sont initiés par des changements individuels qui prennent place en chacun de nous. C'est à nous de les catalyser, de les expérimenter et de les déployer, en conscience. La partie est en cours: à nous de la jouer et de nous réinventer pour créer un nouveau monde ensemble. 

La fin du monde en question
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