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Le grand huit

8 personnes différentes partageant leurs cheminements et inspirations

Les blessures en mode perception

Bonjour,

Si je demande en mode "Perception" ce qu’est une blessure émotionnelle, j’obtiens à peu près cette image :

Pour moi, la représentation est assez réaliste : La bouée assure la survie du nageur en le maintenant à la surface. En même temps l’ancre l’empêche de partir et la chaine le tire vers le fond. La mer et ses vagues représentent les émotions dans lesquelles il surnage tant bien que mal.

Dans la blessure, il y a toujours un système de protection (ici, la bouée qui empêche la noyade). D’ailleurs, la blessure est en premier lieu un système de protection, de survie, qui a mal tourné.

Et la blessure comporte une entrave (la chaine) qui nous prive de notre liberté et nous tire constamment vers des émotions fortes  à violentes (la mer qui peut être tempétueuse).

Si le nageur lâche la bouée pour tenter de se libérer de la traction de la chaine, il est immédiatement entrainé vers le fond et se noie (dans ses émotions).

Cette blessure est bloquée par l’ancre, qui empêche le nageur de se déplacer pour regagner la rive et sa sécurité. Ainsi, il n’est pas possible d’échapper à une blessure car c’est nous qui la portons ; elle est ancrée en nous.

Et nous pouvons être placés devant une vraie peur de mourir, ici par la noyade qui menace le nageur s’il  renonce à la protection de sa bouée.

 

De temps en temps, une vague plus forte que les autres nous submerge et nous fait boire la tasse. C’est ainsi que la vie nous confronte à notre blessure. Mais toujours, nous parvenons à nous maintenir à la surface et à survivre dans les remous de nos émotions.

Vu comme ça, j’avoue que c’est assez désagréable comme situation, un peu pervers même.

 

Et comment on en sort… Nous savons qu’il n’est pas possible de lâcher la bouée pour nous défaire de la chaine, pas tant que cette dernière nous attire vers le fond.

La solution est de voir que l’eau descend… Nos émotions se feront moins denses, elles évolueront de violentes au début à plus légères ensuite, à chaque nouvelle rencontre avec notre blessure.

Un peu comme la marée se retire, la profondeur diminue tout doucement et la mer se calme. Nos émotions s’apaisent, nous devenons plus sereins quand la vie nous fait rencontrer les circonstances de la blessure. Bientôt, nous reprenons pied.

Ca y est, nous prenons appuis sur le fond… Il est toujours possible qu’une vague (d’émotions) plus haute que les autres nous submerge et nous secoue un peu. Mais nous sommes plus stable et retrouvons rapidement notre équilibre.

Alors, quand l’eau n’immerge plus que nos mollets, il est possible de nous défaire des chaines, d’abandonner la bouée devenue inutile et de marcher tranquillement en remontant la rive jusqu’à la terre ferme. Nous pouvons nous retourner et jeter un regard à la mer dont les vagues ne nous atteignent plus. Le spectacle est beau. La blessure est derrière nous.

 

J’espère que cette métaphore sur le travail que nous réalisons sur notre/nos blessure/s à travers la vie, vous éclairera.

Bien à vous, Alain

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