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Le grand huit

8 personnes différentes partageant leurs cheminements et inspirations

L'énergie du "A quoi bon"

 

           J’entendais Franck Lopvet dans un moment de Questions/Réponses utiliser cette expression  « à quoi bon ». La vie se déroule mais…à quoi bon. Cette expression parle d’elle-même, elle dit tout.

          Elle dit tout de l’état d’une personne à  qui nous avons envie d’apporter une solution. Pourtant  cette sensation d’être dans le mur, de ne pas avoir le choix, d’être dans une impasse, il n’y à rien d’autre à faire que de la respecter.

 

        Chacun a son jeu, son illusion, certains en ont conscience, d’autres non. Au moment où on navigue entre plusieurs mondes (plusieurs dimensions), la conscience flirte avec la sensation (ou la volonté?) d’omnipotence et pourtant, parfois le mode pilote automatique semble tellement plus simple et confortable qu’il donne envie de s’y arrêter pour se reposer.

Et  A quoi bon…

        Souvent j’accepte et je joue avec les autres à défaut de trouver mon jeu ; des fois je ne peux pas, c’est trop dur. Dur de donner un sens à une vie qui n’est même pas réelle si on en croit certains.

 

        Une sensation de dépression ? Comme ce mot est mal connoté alors qu’il suffit de l’observer deux secondes : enlever de la pression, une pression inutile qu’on s’impose soi-même. Une sensation de mal vivre pour retrouver le goût de soi. Une sensation de s’éloigner de la vie alors qu’on s’en rapproche au final.

 

          Et si on regarde bien, nous avons tous quelque part des signes de dépendance qui montrent des attaches à cette vie.  

          Une dépendance qui nous fait sentir vivant quand le manque de soi est trop violent et qu’il est impossible de trouver la voie de l’amour à soi à un moment où il faudrait en redoubler…

          Une dépendance peut être bienvenue comme une indépendance peut être malheureuse. Rien  de bien, rien de mauvais mais du lourd et du léger, du fluide et du gluant.

 

       Toute sensation passe, car tout est un cycle… : cycle lunaire, cycle des saisons, cycle jour/nuit.

       Et, à quoi bon ; quand on sait que c’est un cycle. On va avoir des moments agréables pour en avoir d’autres lourds ensuite ? On peut presque savoir ce qui va se passer.

 

       Bon, c’est très Caliméro tout ça et les autres vont redire « tu as signé pour jouer le jeu ».

       Sauf que parfois aucun jeu n’amuse car … « À quoi bon ? » …

 

        Dans le moment présent, il est bien vrai que l’on ressent tout  « si on le veut bien » : aussi bien notre  corps de souffrance, que notre pouvoir et notre puissance. Trouver la puissance dans la douleur, voilà un sujet. Si j’ai mal…je suis en vie… Mais « à quoi bon ».Le fait de savoir que ce sentiment désagréable va disparaître, réapparaître, me fatigue par avance.

 

       En réalité demain ou après-demain, je n’en aurais plus rien à faire de cette limite, de cette relativité.   

       Qui ne sait jamais dit « ah quoi bon ? » Honnêtement ? Fatigué, pas d’envie, pas de désir….

       L’amour de soi ne serait-ce pas juste se regarder ? Se rencontrer dans notre vide ?

 

    L’espace vers soi accepte les tempêtes, l’obscurité totale, les éclipses. Il permet de reconnaitre sa note et l’accord que l’on souhaite trouver avec ce monde où rien n’est tout blanc ni tout noir, même pas nous. 

      L'énergie du "A quoi bon", un passage par le train fantôme avant de choisir la prochaine attraction ...

     Joyeuse continuation.

 

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